Lycée Jules Ferry
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Centenaire du lycée Jules Ferry

Le lycée Jules Ferry fête son centenaire. Voici une présentation de la journée commémorative. Egalement une présentation du travail réalisé par les élèves.

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le mot du proviseur

    Le 2 mai 2016, j’ai reçu, par la poste avec un timbre, une lettre de quatre pages manuscrites, sans faute d’orthographe ni de français - mode de  communication si rare aujourd’hui.

    Ce courrier faisant référence à la préface du site internet du lycée, saluait la  vocation scientifique et technologique ainsi que la formation humaniste de solidarité, d’ouverture et de tolérance que le lycée Jules Ferry avait toujours dispensées. J’ai découvert progressivement que l’auteure de ce courrier n’était autre que la petite fille de Cécilio GANYARE, premier directeur de l’école cannoise qui aujourd’hui s’appelle « lycée général et technologique Jules Ferry ».

    Cette lettre rappelait que le 4 mai 1916, le Ministère de l’Instruction publique avait fondé cette école qui, depuis 1921, porte le nom de Jules Ferry et se trouve sur l’emplacement que nous connaissons aujourd’hui.

    Nous ne pouvions pas laisser passer cette année 2016, sans commémorer cet anniversaire et sans rendre hommage aux équipes éducatives qui se sont succédé pour que la graine semée par Cécilio GANYARE devienne une institution cannoise reconnue pour son excellence éducative et la qualité de son « vivre ensemble ».

    Aujourd’hui, le lycée Jules Ferry  forme des techniciens et préparent des jeunes aux carrières d’ingénieur et d’une façon générale à toutes les voies scientifiques de l’enseignement supérieur. Il propose de l’enseignement secondaire ainsi que de l’enseignement supérieur, de la formation par apprentissage mais aussi  de la formation continue. Il continue à s’adapter aux évolutions de notre société et aux besoins des jeunes. Aux «  Julots », dénomination des années 20, ont succédé des jeunes filles et des jeunes hommes, citoyens du 21e siècle.

    La communauté scolaire remercie ses deux tutelles, le Rectorat de Nice et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui accompagnent le lycée dans ses évolutions. Je remercie aussi, la Mairie de Cannes, toujours prête à satisfaire nos demandes, en particulier, dans le domaine culturel, logistique et sécuritaire.

    Bon anniversaire au lycée Jules Ferry, notre tradition, votre futur.

    Pascal PANTHENE , proviseur

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  • Discours de Gaspard ANGELERI

     

    Madame et Messieurs les Autorités représentant la Région, le Département, l’Académie, la Ville, Monsieur le Proviseur, Mesdames et Messieurs le professeurs, lycéens, lycéennes, Chers Amis,

    C’est en ma qualité d’ancien élève du lycée Jules Ferry, de 1945 à 1950, que j’ai la faveur de m’adresser à vous.

                Lorsque Monsieur le Proviseur m’a demandé ce que représentait pour moi le lycée aujourd’hui, je lui ai répondu que le temps que j’y ai passé reste dans mes souvenirs et mes sentiments comme une des périodes les plus importantes de ma vie. Plus de 65 ans plus tard, lui ai-je dit, je me sens ici comme chez moi. J’aurais pu ajouter que je ne passe jamais devant ces murs sans une pensée pour mes professeurs, pour mes condisciples ; sans le souvenir du savoir que j’y ai acquis,  richesse qui m’a permis de trouver ma place dans la société.

                C’est cet attachement à notre lycée nous a conduits, avec quelques camarades, dont Robert Caprioglio ici présent, à créer en 2000 une association des anciens élèves qui a fort bien fonctionné pendant des années jusqu’à ce que ses membres vieillissent, plus d’un nous ayant d’ailleurs quittés. Les activités de cette association se traduisaient par des agapes avec nos épouses, des rencontres, des contacts entre les membres. Un journal était édité qui donnait des nouvelles diverses avec une page traitant d’un sujet culturel. Nous avions créé un lien étroit avec l’amicale des lycéens. Nous nous intéressions au contenu de leurs études et à leurs loisirs. Certains nous interrogeaient sur nos carrières et nos activités passées. Nous avons laissé à cette amicale le contenu de notre cagnotte, assez consistante, à la clôture de l’association.

                Parmi les actions de cette association dont nous sommes fiers, évoquons l’érection de la plaque commémorative que vous voyez à l’entrée, sur laquelle sont gravés les noms des anciens élèves et d’un professeur morts pour la France ou victimes de la guerre ou déportés.

    Parmi ces noms, celui de Roger LEVY, un condisciple arrêté par la Milice en ce lieu, en pleine séance de travail, déporté à Auschwitz d’où il n’est pas revenu. C’était un bon élève, c’était  un bon camarade.

                Je sais que Monsieur le Proviseur désire reconstituer une association des anciens du lycée, anciens professeurs, anciens élèves, cadres administratifs. Nous, les précurseurs en la matière en serions très heureux et espérons que des volontaires se manifesteront pour la structurer et l’animer sous la conduite de Mme Maurer..

                Je voudrais terminer cette brève intervention par un message aux étudiants de ce lycée en leur demandant s’ils sont bien conscients du fait que les quelques années qu’ils passent ici compteront parmi les plus importantes de leur vie. Le savoir qu’ils acquièrent ici, en ce moment, représente un capital dont ils recueilleront les intérêts tout au long de leur carrière professionnelle et de leur vie. Alors je leur dis : aimez votre lycée, aimez vos études, aimez ceux qui contribuent avec dévouement à vous permettre d’acquérir le savoir dont vous aurez besoin tout au long de votre existence. Et plus tard vous y repenserez avec respect et reconnaissance.

                Le lycée Jules Ferry a cent ans.

    Dans la symbolique chrétienne, le nombre cent évoque la plénitude, l’épanouissement. Dans la sémitique, il représente un commencement.

    Un siècle s’achève pour Jules Ferry, dans la plénitude de ses réalisations. Nous sommes sûrs que le prochain siècle qui commence aujourd’hui pour notre lycée continuera à contribuer au succès de futures générations.

    Longue vie à Jules Ferry !

  • Discours de la petite fille de Cécilio GANYARE

     

    Quelques mots sur Cécilio Ganiayre, premier directeur de l’Ecole Jules Ferry

     Chers amis du Lycée Jules Ferry,

      Je suis la petite-fille de Cécilio Ganiayre, qui fut le premier directeur de l’école, aujourd’hui Lycée Jules Ferry. Si j’ai pu écrire à M. le Proviseur une lettre manuscrite sans faute de français, ni d’orthographe, c’est bien grâce à mon grand-père. C’est lui qui, le premier, m’a appris à bien parler et à bien écrire, même si j’ai souvent oublié ses leçons. Je voudrais le définir en 4 mots: pédagogue, méditerranéen, homme de conviction, homme d’action. Pédagogue d’abord: Fils, petit-fils d’instituteurs, il pensait que les enfants peuvent tout comprendre si on leur explique les choses dans un langage adapté à eux, mais faisant appel à leur intelligence. Il nous « lisait>) les paysages de son pays, le Lot, il nous expliquait le système solaire, mais aussi comment fonctionnaient « la fée électricité », la radio, le cinéma... ll se serait sûrement passionné pour le numérique. Méditerranéen, ensuite:de toutes les histoires passionnantes qu’il nous racontait le soir, nous préférions celles de son enfance. Ses récits étaient si vivants qu’on avait l’impression d’être avec lui sur les remparts d’Antibes, sur les quais du port d’Ajaccio ou dans la baie d’Alger la blanche... Il était né en 1871 à Lucéram, village proche de Nice. Venu à 19 ans enseigner le français dans le Comté de Nice, devenu en 1861 le département français des Alpes maritimes, son père avait appris l’italien et donné à son fils un prénom italien: Cécilio. En 1882, cette ouverture d’esprit valut à mon arrière -grand-père d’être envoyé en Corse par Jules Ferry qui venait de faire voter ses lois sur l’école laïque et obligatoire: il fallait construire des écoles, former des instituteurs, et cette tâche lui fut confiée. Ceci vous explique pourquoi mon grand-père a donné ce nom à votre école. Pour lui Jules Ferry était le fondateur de récole républicaine, mais aussi l’homme qui avait fait confiance à son père pour mettre en œuvre cette création. Car comme son père Cécilio est un homme de conviction, au service d’un idéal, celui de l’école pour tous,qui donne à chaque enfant le droit de poursuivre le plus loin possible ses études, les meilleures conditions pour le faire et en contre- partie, le devoir de mériter cette chance par son travail, ses efforts, sa discipline, son respect des autres, professeurs ou camarades. Mais comment faire comprendre aux jeunes ces exigences? Par les ACTES plutôt que par les paroles. Si mon grand-père a imprimé sa marque, c’est qu’il a su être, comme son père, un homme d’action. Tout était encore à créer dans le système éducatif. Et créer quelque chose de neuf, c’est ce que mon grand-père aimait faire, Licencié ès lettres classiques, (Latin, grec) il a choisi l’enseignement primaire supérieur, plus démocratique que le lycée. li a créé une école hôtelière à Aix-les Bains, puis il a dirigé un établissement de Marseille, très réputé, mais « sur les rails », et il l’a quitté volontairement pour venir à Cannes créer une école primaire supérieure dans un local provisoire avec seulement 3 professeurs. Ses supérieurs de Marseille lui disaient : « Vous allez le regretter ! » C’est le contraire qui s’est produit. Autour de son école, Cécilio a su mobiliser tout le monde: la Municipalité a débloqué les fonds, les entrepreneurs de la ville ont soutenu le projet; des professeurs très motivés ont répondu à l’appel et l’affluence des élèves était telle qu’il a fallu instaurer un concours d’entrée ! Et très vite, les succès aux écoles d’ingénieurs ont suivi. Cette réussite, mon grand-père la doit, bien sûr, à ses qualités d’organisateur, mais surtout à son implication totale, à la confiance et à l’affection qu’il sut témoigner à tous, et d’abord aux élèves, tout en faisant preuve d’une grande autorité. Sur une feuille signée par ses anciens élèves lors d’un banquet en son honneur, l’un d’eux a écrit cette phrase: « A celui qui sut se faire aimer parce qu’il sut aimer. » L’école Jules Ferry a été la modeste « gloire de mon grand-père », mais cette gloire serait bien plus grande s’il voyait ce qu’est maintenant le Lycée Jules Ferry. Lui qui, devenu vieux, continuait à s’intéresser à tout aurait découvert sur votre site internet le DYNAMISME de votre lycée : il aurait approuvé la multiplication des filières scientifiques, technologiques, souvent très innovantes. Et il serait enchanté de toutes ces activités périscolaires qui développent, comme il le souhaitait, votre esprit d’équipe, votre créativité et votre culture! Alors, en son nom, et avec beaucoup d’émotion, je dis un très grand MERCI à tous ceux qui, aujourd’hui, continuent son œuvre et MERCI à M. le Proviseur qui a pris la belle initiative de célébrer ce centenaire

    A.M. RENAUD

  • un peu d'histoire ...

    100 ans de défis

    De 1916 à 2016, le lycée Jules Ferry n’a cessé d’évoluer, passant d’un statut à l’autre : école primaire supérieure, collège d’enseignement moderne et technique, lycée.  Il a préparé au brevet supérieur, à des CAP et BEP, à divers baccalauréats scientifiques et technologiques, aux brevets de technicien supérieur, aux concours des écoles d’ingénieurs. Il s’est aussi profondément transformé sur le plan matériel : rien ne reste des bâtiments initiaux ou des forges et établis des débuts. Mais, au-delà de ces changements, l’histoire du lycée soulève sur le long terme des questions qui sont, au fond, celles de l’ensemble de l’enseignement secondaire en France.

    Les transformations du lycée témoignent des difficultés et des réussites de la démocratisation de l’enseignement. Avec l’école primaire supérieure, c’est une alternative à  l’enseignement secondaire classique, réservé à une minorité, c’est une possibilité de poursuite d’études pour les enfants des milieux populaires qui a fondé le succès de l’école Jules Ferry. Cette ouverture se traduit aussi dans la permanence des études techniques,  technologiques et scientifiques, longtemps considérées comme moins prestigieuses que les études classiques, et qui attirent aujourd’hui les meilleurs élèves. Cet enseignement technique et scientifique doit en permanence se renouveler, tout en ouvrant les élèves à la culture humaniste. La volonté d’accompagner tous les élèves, vers des études courtes ou vers des voies d’excellence, est un défi permanent : comment assumer un « élitisme pour tous » ? Comment accompagner et soutenir les élèves les moins armés, comment éviter l’échec scolaire de certains, si menaçant dans notre système scolaire, tout en créant les conditions de la réussite des élèves les plus ambitieux ? Ce chantier difficile est en cours depuis un siècle dans cet établissement. Le regard que nous pouvons poser sur le chemin parcouru nous montre la voie à suivre.

    Le bref historique du lycée que l’on trouvera ci-après a été écrit parallèlement à la réalisation, par les élèves de seconde, encadrés par leurs professeurs d’éducation morale et civique, d’une exposition retraçant l’histoire du lycée Jules Ferry. Les élèves devaient se demander dans quelle mesure, à travers sa création et ses transformations, le lycée Jules Ferry s’inscrivait dans un parcours vers plus d’égalité dans l’accès à l’école. Ce travail a été réalisé avec l’aide de plusieurs professeurs et des archives municipales : qu’ils en soient remerciés ici.

    Bernard GASSIN Professeur d’histoire-géographie

     

    Le lycée Jules Ferry : cent ans d’histoire

    1916-1941 : l’école primaire supérieure Professionnelle Jules Ferry

    Le 4 mai 1916, en pleine première guerre mondiale, l’école primaire de garçons de Montfleury devient école primaire supérieure, avec école élémentaire annexe et internat. Cécilio Ganiayre en est le premier directeur.

    1928. La classe de 1ère A, avec Cécilio Ganiayre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1928. La classe de 1ère A, avec Cécilio Ganiayre

    Les écoles primaires supérieures sont des établissements dans lesquels les élèves issus des classes élémentaires de l’école primaire peuvent poursuivre des études deux ou trois ans après le certificat de fin d’études primaires.  Ils peuvent suivre un enseignement général ou professionnel. Le diplôme de fin d’études est le Brevet élémentaire ou le Brevet supérieur. Contrairement aux lycées d’état ou aux collèges communaux, dont les élèves suivent un parcours depuis la 11ème jusqu’en terminale pour passer un baccalauréat et aller à l’université, les élèves de l’école primaire supérieure, issus de milieux populaires, ne peuvent pas aller à l’université. Les meilleurs d’entre eux peuvent poursuivre leurs études, après concours, dans les écoles normales d’instituteurs  ou dans certaines écoles d’ingénieurs, comme les écoles des Arts et Métiers.

    En 1920, l’école s’installe dans l’ancien hôtel Richemont, et prend en 1921 le nom d’école Jules Ferry.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’ancien hôtel Richemond (de la terrasse) devenu école Jules Ferry

    Elle comprend une section d’enseignement général,une section hôtelière et commerciale  et une section industrielle. Des ateliers sont construits, avec une forge pour le travail du fer, des ateliers de serrurerie, de menuiserie, un atelier de mécanique avec des machines-outils pour le tournage, le fraisage, le perçage, un atelier d’électricité industrielle, des laboratoires de physique et chimie, un atelier de modelage céramique. La section industrielle est le fleuron de l’école, avec de nombreuses réussites aux concours des écoles des Arts et Métiers.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Atelier d’ajustage vers 1930

    1940 – 1985 : Jules Ferry, lycée moderne et technique

    En 1941, Pétain supprime les écoles primaires supérieures, jugées trop républicaines, et l’école Jules Ferry devient un collège moderne et technique.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1951 : il y a tournage … et tournage !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En 1947, les collèges Carnot et Jules Ferry deviennent le lycée de Cannes, réparti en deux « groupes » ; Jules Ferry prépare au baccalauréat E « math et tech » (mathématique et technique), conduisant aux écoles d’ingénieur, aux bacs construction mécanique, électronique et électrotechnique puis à partir de 1968 au bac de techniciens ou techniciennes de laboratoire. Un collège d’enseignement technique (CET) et un centre de formation des apprentis (CFA), préparant aux CAP de mécanique générale et mécanique automobile, serrurerie-ferronnerie et céramique, sont annexés à Jules Ferry. Une section maçonnerie et béton armé existe également ; les élèves et les enseignants construisent dans les années 60 un chalet dans la vallée de la Gordolasque dans le Mercantour.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Années 60 : construction du chalet

     

     Le lycée Jules Ferry devient lycée autonome en 1963. En 1967, le premier cycle est détaché du lycée et devient un collège d’enseignement secondaire (CES) installé aux Clémentines au boulevard d’Oxford (futur lycée professionnel des Coteaux).

     

    Depuis les années 80, un lycée d’enseignement général et technologique et d’enseignement supérieur.

    Avec le départ des métiers de l’automobile, du bâtiment et de la céramique à la fin des années 70, le lycée se concentre sur ses spécialités actuelles, scientifique avec les bac S – SVT (sciences de la vie et de la terre) et S – SI (sciences de l’ingénieur), et technologique avec les nouveaux bacs créés en 1992, les bacs STI (sciences et technologies industrielles), devenu aujourd’hui STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable, avec quatre spécialités : architecture et construction, énergies et environnement, innovation technologique et écoconception, systèmes d'information et numérique) et STL (sciences et technologies de laboratoire) option biotechnologies.

     

    Dans les années 80, il devient établissement d’enseignement supérieur avec la création de classes de techniciens supérieurs, préparant aux BTS électronique (1985), analyse biologique (1988), biotechnologie (1990). Aujourd’hui, le lycée propose les BTS analyse de biologie médicale, biotechnologies, et, dans le domaine industriel, les BTS systèmes numériques et maintenance des systèmes. Ce dernier est également proposé en formation par alternance, renouant avec la longue tradition de l’apprentissage. Depuis 2011, est ouverte une classe préparatoire TSI (technologie et sciences industrielles), destinée aux bacheliers technologiques, préparant en deux ans des élèves titulaires d’un bac STI2D ou STL aux concours d’entrée d’écoles d’ingénieurs. Plusieurs étudiants ont notamment intégré ces dernières années des écoles des Arts et Métiers, renouant ainsi avec les parcours d’excellence des élèves issus de l’école primaire supérieure d’il y a un siècle !

     

    Un lycée qui ne cesse de se transformer

    Passant de 183 élèves en 1920 à 1105 en 2016, le lycée a dû s’agrandir pour faire face à cette progression. Il a fallu aussi adapter les équipements et les bâtiments à l’évolution des technologies industrielles et biologiques, à l’évolution des formations proposées par le lycée. 

    De 1920 à la seconde guerre mondiale, le lycée et son internat sont installés dans l’ancien hôtel Richemont, les ateliers étant installés dans des bâtiments préfabriqués, puis construits en dur. Dans les années 50, le lycée s’agrandit avec la construction de nouveaux bâtiments (B), puis la rénovation des ateliers. Le bâtiment E est créé dans les années 70. Les dernières transformations  datent des années 2000 et 2010, avec le remplacement de l’ancien hôtel par un internat, un cdi, une cantine et une cafétéria, la construction de nouveaux ateliers et d’un nouveau bâtiment administratif, la réfection du gymnase.

     

    Depuis cent ans, l’excellence pour tous

    En nous efforçant de donner à l’enseignement de l’École un caractère professionnel, sans perdre de vue son rôle éducatif, nous nous conformons à la doctrine de Jules Ferry, pour répondre aux besoins d’une démocratie laborieuse. Il faut développer chez l’individu l’énergie morale par l’éducation de la volonté. Il faut exercer simultanément l’intelligence et sans cesse se préoccuper d’inculquer à la jeunesse le goût de l’étude et du travail, le sentiment de la méthode ainsi que le désir de se perfectionner. Il faut en plus une instruction technique et pratique permettant à  chaque individu de jouer son rôle dans le corps social.

    Cécilio Ganiayre, directeur de l’école primaire supérieure Jules Ferry, discours à la distribution des prix du 11 juillet 1927.

    Cette association des enseignements techniques avec la culture générale et avec l’éducation des individus a marqué toute l’histoire du lycée. Au moment où le club musique du lycée va apporter sa touche sonore aux festivités du centenaire, il faut aussi rappeler la permanence, aux côtés des enseignements théoriques et techniques, de la dimension artistique (cours de dessin d’art dans les années 50, club théâtre des années 80 à aujourd’hui, club musique) et sportive (de la participation au rallye de Monte Carlo aux randonnées en montagne ou aux équipes de sports collectifs). La multiplicité des voies de réussite, offrant à chacun la possibilité d’accéder à des formations de qualité, des plus courtes aux plus longues, est un moyen essentiel pour l’épanouissement de tous. Engagé dans son temps, le lycée Jules Ferry va continuer à évoluer tout en restant fidèle à ses traditions et aux valeurs de ses fondateurs. Rendez-vous au bicentenaire !

     

       

                               Le lycée en 1960                                                                                     Le Lycée en 2016

     

     

  • Le déroulé de la cérémonie

  • En photos ...

  • En vidéo ...

     https://youtu.be/psxUkax3XZg

Last modified on vendredi, 22 juin 2018 13:59 Read 3818 times

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